09.07.10

[façon de rondeau douarneniste]

c’est à douarnenez que je crèche,
sans lourd souci des lourds solos,
pouète et mouette sont de mèche,
— le bled où perros a ses os.

à douarnenez pas de cargos
mais je vois un filet qui sèche,
j’entends le vent muser largo,
c’est à douarnenez que je crèche.

et mon cœur s’en va causant bêche
de mer (ou bichlamar) — mollo —
histoire d’à soi être l’esche
sans lourd souci des lourds solos.

ma trogne à la noix de coco
me brasse pourtant la bobèche.
bleue, bout brou, je fais du mélo
pouète et mouette sont de mèche.

mais pour de ma pomme être l’esche,
je lève mes encres largo :
douarnenez recoud ma bobèche
— le bled où perros a ses os.

3 commentaires:

brigetoun a dit…

un ton qui va bien à ce que j'aime (passée simplement à vrai dire) à Douardenez

alain giorgetti a dit…

... et c'est tout le paysage qui fait le dos rond...

Bbt a dit…

Est-il vrai qu'en patrie
de pluviométrie,
on n’endosse à Quimper
que pelisse et qu’imper ?

L'air enfle la narine
des gars de la marine.
Sortis de Douarnenez,
le vent vient droit au nez.

Au port de la sardine,
ça dîne et ça re-dîne ;
en mangeant l’appétit
vient petit à petit.

Sur les barques bretonnes,
tout se calibre en tonnes :
les gars à noms bretons
pêchent de nombreux thons.